Saturday, October 03, 2009

Ca sent bon le café !

Ambiance café français ce matin. L'odeur diffuse dans la cuisine. J'entends l'eau bouillir dans la cafetière. Les tartines sont prêtes, les croissants chauffent et les clients s'impatientent, les doigts engourdis par le froid au dehors. La buée sur la vitre témoigne de cet air glacial venu de Russie, qui a débondé dans les rues de Vienne pour venir crever au pas de la porte du café. Ici, on a chaud, il fait bon vivre, on est protégé de la tension quotidienne créée par les hommes, les ambitieux, les mégalomanes avides et cupides. Ici, on peut se reposer, on regarde la fumée s'échapper des tasses, les tourbillons et cette géométrie complexe se moduler à l'infini. On lit le journal du théâtre, on discute la dernière représentation de Schnitzler la veille au Burgtheater. Les plus âgés se souviennent de ce temps d'après-guerre, où le Burgtheater jouait au Ronacher, où la ville encore blessée commençait à bander ses plaies. Certains débattent encore et encore le travail de mémoire jamais accompli en Autriche, la soumission aux idéologies, le résultat préoccupant des dernières élections. D'autres se souviennent avec enchantement des divas hongroises qui chantaient dans les années 50 à l'opéra. Le temps est souple dans le café. Est-on en 1955? 1968? 2000? Peu importe, l'essentiel est de discuter, de vivre et apprécier les odeurs, les saveurs et les souvenirs.

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Tous les hommes sont mortels

Demain, dès l'aube, à l'heure où fleurit la campagne,
Je partirai.

Ce poème des contemplations rappelle à quel point il est bon d'être mortel. C'est aussi le tableau que Simone présente et peaufine dans son livre "tous les hommes sont mortels". Simone, je la tutoie, car nous sommes maintenant intimes, après plus de 500 pages et un petit mois à lire ci et là, parfois dans mon bain, souvent dans le tram, ses lignes qui font frissonner quand elles ne sont pas étouffantes. Imaginez l'immortalité, imaginez naître au beau milieu du Moyen-âge dans la cité de Carmona en Italie, et par les bienfaits d'un elixir de vie vivre une éternelle jeunesse au travers les siècles, voyant sans arrêt se détruire ce qui vient d'être construit, écoutant les mêmes plaintes aux alentours, les mêmes espoirs, une marche infinie vers un bonheur, un paradis, une société idéale située à l'horizon. C'est finalement un supplice! Voir tant de printemps qu'il en devient fade de se promener dans les champs et voir bourgeonner les arbres. Traverser tant de paysages que l'on ne sait plus en apprécier la richesse et la splendeur. Passer par tant d'époques et d'événements, que l'on se rend compte finalement que l'homme poursuit sa recherche du bonheur sans jamais y parvenir. Voir tant de générations que l'on en devient abruti, que l'on en perd son humanité. C'est ce portrait que dresse Simone de Fosca, cet être à part, immortel. Simone, dans une mouvance presque espiègle, va encore plus loin et laisse Fosca narrer son histoire: ce roman se veut autobiographique. Fosca défie la première loi de la Nature. Quand l'Univers ne sera plus, il sera encore. Pourquoi ai-je bu cet elixir de vie? Le vieux mendiant avait raison... et Fosca se déteste.



Alors vient l'automne et je me dis: il est si bon d'être mortel! Voir les feuilles jaunir, rougir ou brunir puis zigzaguer au gré des courants d'air pour aller se poser légèrement sur le sol moite. Comprendre la Terre, l'entendre gronder et gémir... quel bonheur mais aussi quelle tristesse! Jamais heureux ni satisfait, c'est là le plus grand luxe du commun des mortels. Merci, Simone.

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Sunday, September 27, 2009

Cabaret, Cabaret, Cabaret !

Das war Freitag Abend im französischen Institut... eine Chanson-Sängerin mit Pariser Flair und Caractère, die uns ein sehr schönes und lustiges Spektakel dargeboten hat! Das erste Chanson war "Boum, lorsque mon coeur fait boum!", andere Chansons vom französischen Répertoire hat sie mit Charme und Tournüre interpretiert... eine tolle Abendsballade durch Paris!


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Thursday, September 17, 2009

Sarajevo belle d'Orient

Sarajevo belle d’Orient
S’éveille d’une nuit étourdie
Dans les rues aux contours arrondis
On découvre qu’elle a bien peu dormi.

Déjà le muezzin chante l’or matinal
Et les fidèles badauds dans leur habit léger
Ont tout ou presque tout oublié.
Carpe diem est ici valeur féconde !

Près du Pont Latin on entend
Palpiter l’eau des brèches sages
Les corps les âmes déchirés
Ont cicatrisé les rivages.

Je marche sous la pluie dorée
Moi l’étranger l’explorateur
Bercé au pied du minaret
Par les traits d’une ville en fleur !


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Saturday, August 29, 2009

Quand on est con, on est con!

... You don't need to go very far away, to Iran or to Pakistan, to take pictures which can have dangerous consequences. Right at the corner it can be really dangerous, here in Vienna! This is what happened today, a lovely rainy day by the way, as I went with 2 friends to a kind of alternative Saturday party to cast a glance. We saw a chicken house! Funny, in the middle of Vienna! Some people were preparing a big soup like in Asterix when Panoramix prepares his magic potion. So I took some pictures. It was THE enormous mistake! As we were leaving and walking on the street, a guy came behind and pushed me and then said: "are you provoking? Why are you provoking?" in English with his Austrian accent. Hmmm... Am I? It seems he was not happy with the pictures I took, which is clear, contain very important information about the activities of this small group. Well... after a surrealistic conversation and his threatening words, we went away. Isn't it a bit scary? You go to places where they say "everyone is welcome, come in and have a look" and at the end, you get threatened. Let's move on and close the topic. As Brassens said: "Quand on est con, on est con!"


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Tuesday, August 25, 2009

Der Weg zum Wein

Wer sich wundert, wo der österreichische Wein herkommt, ist in Gumpoldskirchen mehr als Willkommen! Gumpoldskirchen liegt mitten in einer Weingegend südlich von Wien. Da gibt es überall rund herum Weinberge und Ruhe, Heuhaufen und süße Weintrauben, Weingedichte und schöne Gärten... oder Weingärten und schöne Gedichte? Allerdings ist dieses Dorf berauschend! In die Weinberge bin i kuaz spoazier' 'gangn: Weintrauben sind heuer ganz süß und schmackhaft. Heißt das "ein gutes Jahr" für den Wein? Bei nächster Gelegenheit ist eine Verkostung mehr als notwendig... vielleicht doch in diesem netten gemütlichen Weingut "Melker Stift" gleich beim oberen Parkplatz? Sonstn, und des is goar kan Schmäh, ist der Wein aus diesem Weingut auch in Wien in da Freyung, im Melker Stiftskeller zu finden! Is'a ganz schön, gö?




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Sunday, August 16, 2009

Auf den Spuren der Wiener Alternativszene

Im Vordergrund der Alternativszene Wiens steht das Museumsquartier. Nächsten September organisieren sie die Fashion Week. Bereits jetzt bereiten sie das Event vor, und die Plakate sind überall in der Stadt zu sehen. Auch mit der Viennale kommt die Alternativszene voran!... Bin schon gespannt, was sich aus dem Filmwettbewerb ergibt. Das Motto der heurigen Viennale ist "ein Tag mehr Viennale, ein Tag weniger Krise" :) voll krass!

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Sunday, August 09, 2009

Une tarte passe-partout

Cette tarte aux abricots meringuée avec crème pâtissière se joint harmoniquement à un bon petit-déjeuner. Après l'avoir testée et fait tester, le goût est bien, intéressant, les abricots sont bons et fondent sur les papilles avec la meringue pour adoucir l'acidité naturelle de ce fruit d'été. La crème pâtissière a une belle consistance et a bon goût, n'est pas trop sucrée. Cependant la prochaine fois une gousse de vanille est vraiment à mettre dans le lait lors de la préparation (j'avais utilisé cette fois un sachet de sucre vanillé mélangé aux jaunes d'oeuf). Peut-être qu'un peu de poudre d'amande pourrait étendre encore le spectre du goût... mais je préfère l'avis de My la spécialiste sur ce sujet!


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Saturday, August 08, 2009

Atelier Pâtisserie

Ce samedi après-midi, c'était atelier pâtisserie au petit château. Au programme, premier test de nouvelles recettes assez ambitieuses: tarte aux abricots avec crème pâtissière meringuée et choux à la crème. Le résultat est là, pas encore consommé, a l'air intéressant, bien que la prochaine fois je mettrai les choux entre des cuillères, comme la recette le recommande, pour éviter qu'ils soient trop larges!... Dégustation ce week-end.

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Sunday, July 12, 2009

Schönbrunn "wie noch nie"

Gestern war ich im Freiluftkino am Augartenspitz. Nach dem Motto "Kino wie noch nie" machen sie heuer das bekannte "Sternkino im sommerlichen Augarten" dort. Jules et Jim von Francois Truffaut wurde gespielt. Interessanter Film... von der französischen Nouvelle Vague, auch mit einem österreichischen Schauspieler. Einen Höhlenmensch hat es auch gegeben: geschnarcht hat er während des ganzen Films !
Wie noch nie war heute auch Schönbrunn (schöner Übergang, nicht wahr?), mit dem schönen mediterranen Brunnen (römisch, halt) und einem bestimmten Flair... Zypresse, Kiefer... man würde sich fast täuschen und glauben, wir sind in Südfrankreich. Na, es ist jetzt endlich Sommer hier, und vielleicht nicht lange! Deswegen ist das Motto jetzt profitieren wie noch nie! So ein schönes Wetter hatten wir seit Ewigkeiten nicht mehr gehabt. Raus in den Garten!




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Geisterstadt Wien

Wien ist leer. Wo sind aber alle? Auf jeden Fall nicht auf dem Bahnsteig der U4-Station Schottenring !


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Tuesday, June 30, 2009

Pendant qu'il pleut au-dehors...



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Le spectre de la rose

Soulève ta paupière close
Qu’effleure un songe virginal ;
Je suis le spectre d’une rose
Que tu portais hier au bal.
Tu me pris encore emperlée
Des pleurs d’argent de l’arrosoir,
Et parmi la fête étoilée
Tu me promenas tout le soir.

Ô toi qui de ma mort fus cause,
Sans que tu puisses le chasser
Toute la nuit mon spectre rose
A ton chevet viendra danser.
Mais ne crains rien, je ne réclame
Ni messe, ni De Profundis ;
Ce léger parfum est mon âme
Et j’arrive du paradis.

Mon destin fut digne d’envie :
Pour avoir un trépas si beau,
Plus d’un aurait donné sa vie,
Car j’ai ta gorge pour tombeau,
Et sur l’albâtre où je repose
Un poète avec un baiser
Ecrivit : Ci-gît une rose
Que tous les rois vont jalouser


Théophile Gautier.




Wednesday, June 24, 2009

Dans la peau de Théophile Gautier

Je pensais m'endormir tot, hier soir, lorsque j'ai commencé à lire "Mademoiselle de Maupin" de Théophile Gautier, un livre qui je pense arrive fort à propos dans mon développement littéraire! Ces lignes, je les ai au moins une fois pensées. Quel effet, celui de se lire sans jamais avoir écrit!... Voici les deux premiers paragraphes du roman:

"Tu te plains, mon cher ami, de la rareté de mes lettres. — Que veux-tu que je t’écrive, sinon que je me porte bien et que j’ai toujours la même affection pour toi ? — Ce sont choses que tu sais parfaitement, et qui sont si naturelles à l’âge que j’ai et avec les belles qualités qu’on te voit, qu’il y a presque du ridicule à faire parcourir cent lieues à une misérable feuille de papier pour ne rien dire de plus. — J’ai beau chercher, je n’ai rien qui vaille la peine d’être rapporté ; — ma vie est la plus unie du monde, et rien n’en vient couper la monotonie. Aujourd’hui amène demain comme hier avait amené aujourd’hui ; et, sans avoir la fatuité d’être prophète, je puis prédire hardiment le matin ce qui m’arrivera le soir.
Voici la disposition de ma journée : — je me lève, cela va sans dire, et c’est le commencement de toute journée ; je déjeune, je fais des armes, je sors, je rentre, je dîne, fais quelques visites ou m’occupe de quelque lecture : puis je me couche précisément comme j’avais fait la veille ; je m’endors, et mon imagination, n’étant pas excitée par des objets nouveaux, ne me fournit que des songes usés et rebattus, aussi monotones que ma vie réelle : cela n’est pas fort récréatif, comme tu vois. Cependant je m’accommode mieux de cette existence que je n’aurais fait il y a six mois. — Je m’ennuie, il est vrai, mais d’une manière tranquille et résignée, qui ne manque pas d’une certaine douceur que je comparerais assez volontiers à ces jours d’automne pâles et tièdes auxquels on trouve un charme secret après les ardeurs excessives de l’été."

Saturday, June 20, 2009

Le coup hongrois

Un voyage en Hongrie dépayse et enchante. On roule sur des routes droites à perte de vue entre les vallons au sud du Balaton et la Puszta vers Pécs, avec vue sur les Balkans au loin. Nouveau repères, langue à part qu'il est important de balbutier lorsqu'on quitte les sentiers battus touristiques. Des moments inoubliables...




Wednesday, June 17, 2009

La nonne badine...

La nonne badine
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Sur le quai du Canal
Klaxon
Badine la nonne
Elégante résonnent
Ses pas ses sabots sa joie
Sa foi ma fois
Qui laisse les gens coi !

Sur le quai de Seine
Dans le sixième
Se dandine la nonne
Sur les pavés chantonne
Un air joyeux
Du vin
Qui sourit dans la ville aux passants !

Sur le quai au soleil elle va
Velouté sous les toits
Dit tout bas
Les récits l’évangile les cris
Du boucher accouchent de l’enfant-roi
Dans Paris
Le zénith oriente ses pas !

Frémissent les ateliers
Des bouquinistes
A son passage l’Histoire
Devient fable
La foule affable s’égare
Etonnée
Nonne badine par Riboud a parlé !

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Tuesday, May 26, 2009

Sisi dans tous ses états

Parti écouter un concert dimanche dernier, quel ne fut pas mon étonnement en voyant le portrait de Sisi dans une des pièces du château. Mon cousin m'a dit: "C'est chose normale ici, il y a des dizaines de répliques de ce portrait dans les châteaux d'Autriche et de Hongrie."
Message aux propriétaires de ces châteaux: si vous avez un portrait en rab, faites-moi signe!

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Monday, May 04, 2009

Le bleu week-end au bord de l'Adriatique

Ce week-end était bleu. Bleu la couleur du ciel, bleu la couleur de la mer. Et lorsque les deux s'associent, c'est un sentiment d'ivresse calme, de plénitude et de détente que je diffuse.