Friday, May 21, 2010

An der schönen blauen Rhone - Le beau Rhône bleu

Cette journée était propice à la promenade le long des berges du Rhône. Un peu comme Strauss a écrit le beau Danube bleu, le Rhône prend une allure de Danube sous le ciel ensoleillé et rappelle cet air de valse exquis viennois. Le charme de Lyon réside dans ses deux fleuves. Les berges malheureusement vides et malodorantes pourraient accueillir paillotes, chaises longues et guinguettes! Ce serait magnifique... en attendant, il est intéressant de photographier les lignes. Les lignes des ponts, la sinuosité des berges sont des éléments intéressants de l'architecture lyonnaise.





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Thursday, May 20, 2010

Histoire d'Elégance

Histoire d'élégance, c'est une histoire d'intérieur. C'est une histoire qui va du rez-de-chaussée au quatrième étage des Grands Magasins. Pourquoi les parfums sont-ils toujours au rez-de-chaussée ? Sans doute histoire d'élégance... Et quand on arrive au troisième étage, c'est l'élégance de la table, une mise en scène magique et chaleureuse qui s'offre au curieux amateur de sensations colorées. L'art de la décoration de table, de la nappe à carreaux Vichy au vase alambiqué, s'accompagne gaiement de l'art floral. L'ikebana au Printemps? Cela peut paraître exagéré. Observez les vendeurs et vendeuses mettre en place chaque brin, chaque fleur, vous acquiescerez.
Il y en a pour tous les goûts. Vous désirez? Des couverts verts ou rouges? Des oranges? Des violets? C'est par ici et un choix presque indigne de notre temps s'offre à nos yeux. Quelle opulence, quel choix! Tous les fantasmes sont ici traités avec raffinement et parcimonie. Et pour ceux qui ne sont pas dans leur assiette, il en existe avec des représentations d'hommes célèbres... vu Arthur Rimbaud... manger sur son visage? et si tous ces parfums faisaient frissonner sa narine? La poésie française en tremblerait, pour sûr! Histoire d'élégance histoire d'être élégant est une histoire à prendre avec des pincettes... rouges? vertes ou oranges? violettes? Peut-être roses.







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Une victime au pays de la mode...

Je me promène, je me promène, je me promène... et ça me change les idées. J'observe les passants, je cherche le beau, fais les vitrines et ça m'occupe. Il y a la mode, il y a les modes - observation, analyse, chasse, enquête. Au détour d'une rue, je passe devant une boulangerie. Quel est le goût du pain au chocolat ici ? La France apporte les turpitudes les plus invraisemblables et l'inconscience de la séduction. Pas de pain au choco maintenant ou c'est le passage obligé par la taille supérieure. On en voit une passer la taille mannequin et c'est bon: retour dans le droit chemin, même si tout semble aller de travers. Les affiches, les panneaux publicitaires, têtu la fashion en tête, c'est le Printemps. Dans les vitrines carrées, rectangulaires, transparentes, l'idéal se vend au prix qu'on adore - j'adore. Des montres aux parfums en passant par les foulards en vogue, je cherche le trésor, l'objet charnel qui me donnera de l'allure - homme sport ?...



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Tuesday, May 11, 2010

...dans les planches glissantes...

(...)
Il est toujours bon de relativiser ce qui se passe dans la vie. C’est un peu ma devise cachée. Si je ne la suivais pas, il y a belle lurette que j’aurais sauté par la fenêtre ! Les trottoirs des villes ne seraient pas fréquentables. L’âme saturnienne aux abois, Il pleure dans mon cœur / Comme il pleut sur la ville. Verlaine. Laisse-moi ce plaisir de t’écrire les lignes qui suivent. Le temps est gris, les façades sont grises et les gens aussi, s’ils ne sont pas grisés. On est lundi matin. Je me regarde dans le miroir de la salle de bain. Tout le monde est parti, je suis seul dans l’appartement. Je vois mon visage mal rasé. Salut, poupée. Je ne suis pas belle, ce matin.
(...)
Me prendre pour un héros obscur d’un chef d’œuvre cinématographique ? Clairement j’opterais pour la deuxième solution. Et cela peut paraître surprenant : Truffaut aide à relativiser.
Se laisser raconter des histoires par les anciens de sa famille, cela aide aussi. Je me rappelle il y a à peine deux mois au téléphone lorsque ma grand-tante de 95 ans me raconta l’Armistice. Son Armistice. Les bouquins d’histoires ne se préoccupent guère de la vision de la petite fille de trois ans. Elle était dans les jupons de sa mère, la voyait s’affairer à droite et à gauche, déplacer les meubles, préparer des plats, enrouler les tapis. Ce soir, nous allons faire la fête, mon cœur, lui dit sa mère à la chevelure resplendissante. En effet, plus tard un Monsieur arriva. Ce Monsieur dansa follement avec sa mère, ce Monsieur était joyeux et avait un air honnête. Ce Monsieur, elle le regardait avec considération et se dit qu’elle pourrait l'aimer comme son père. Ce Monsieur fut le premier souvenir de son père, inscrit dans sa mémoire à l’instar de hiéroglyphes gravés dans la pierre d’un tombeau pharaonique. Quelle taille donner à mes histoires face à des souvenirs de cet acabit ? Voyez que je relativise !... Cela fait du bien, me calme. C’est une sorte de drogue douce pour cerveaux tracassés.
(...)

Wednesday, April 28, 2010

Les planches glissantes... nouvelle ou roman court?... en cours...

(...)

De ma fenêtre d’appartement, je vois une foule déchaînée, effrontée par sa bonne santé, sa soif d’acheter, de comparer, de détruire et casser. Les gens marchent, se bousculent, accélèrent, se doublent, parfois trébuchent. Ils se voient à peine. Dans un stress sempiternel, ils essayent de se tenir par la main, s'embrasser et vivre dans une insouciance créée de toutes pièces. Et si c’était moi ? Je me vois entrer dans la boutique en face, essayer un pantalon, un deuxième… oh, et puis non, ce sera plutôt ce chemisier rayé. Je me vois à la boulangerie en train d’acheter un croissant et deux pains au chocolat. Je me vois au rayon savon chez Zara Home hésiter entre green herbs et tangerine. Je me vois au Muji de Saint-Sulpice choisir des petits carnets et des stylos à pointe 0,5mm. Je me vois lire au Volksgarten à Vienne par une belle après-midi de juin. Je me vois en promenade avec des amis sur le boulevard Hausmann pour y découvrir les vitrines de Noel. La vie a des côtés plaisants qu’on réalise une fois arrêté.

J’ai sauté du train en marche et je le vois maintenant passer. Quid du quotidien viennois ? Le trouverai-je si amusant à mon retour ? Comment se déshabituer de prendre son temps ?

La douleur. Elle hante les journées et les nuits. Elle déstabilise. En toile de fond le souvenir de la première nuit à l’hôpital. Jamais je n’aurais imaginé que le corps humain puisse faire ressentir de pareilles douleurs. Les doigts se crispent, l’abdomen prend une crampe, les narines se mettent à vibrer, les lèvres se figent. On a l’impression de se cristalliser. On perd le contrôle de soi-même. La douleur règne en maîtresse dans un corps qu’on ne reconnaît plus comme étant le sien. On gémit, on crie, on hurle à chaque nouveau coup de marteau. Les yeux vacillent. Rapidement, l’infirmier arrive. Il administre une dose de morphine et essaye de rassurer, de calmer, de rationnaliser. Sur une échelle de 1 à 10, où situeriez-vous la douleur ? Au début, on dit 5, on ne s’avance pas trop. Puis lorsqu’on connaît les crises de douleur, on comprend le sens d’un 8 ou d’un 9. Mais qui n’a jamais osé dire 10 ? Ce chiffre-là, je le réserve pour l’innommable. Sans doute serai-je inconscient depuis longtemps à ce moment-là.

***

Deux semaines ont passé en amnésie sociale. J’ai évité de sortir, de peur que quelqu’un me bouscule, mais aussi parce que le corps n’y tient pas. Puis vient ce matin où, malgré la fatigue d’une nuit bâclée, la couleur du ciel rappelle combien il est bon de se promener, de sentir sur sa peau les rayons d’un soleil de printemps nouvellement sacré. Aucune motivation extérieure n’est alors nécessaire. Un peu comme les tortues marines gagnent la mer à leur naissance, un instinct profondément humain appelle à quitter son chez soi, à aller au contact de cette foule qu’on détestait encore quelques heures auparavant.

J’ouvre la porte cochère. La lumière du jour jaillit tel un jet d’eau impétueux. J’avance la tête au dehors. Ebloui par le soleil de midi, je la retourne aussitôt. Pour la première fois depuis mon retour imprévu, j’aperçois mon ombre. Je respire un grand coup et me lance. Il faut savoir se faire violence. La journée est admirable.

(...)

Tuesday, April 20, 2010

Un peu comme Antoine Doinel?

La saga de Truffaut sur les aventures d'Antoine Doinel est remarquable. Je ne comprends pas pourquoi certains films ne rentrent pas dans l'enseignement obligatoire des lycées... tout a commencé par les 400 coups, un film semi-autobiographique qui raconte l'enfance peu chanceuse de ce petit Antoine. Quelques années plus tard, Truffaut met en scène la suite, avec le même acteur pour le premier rôle, Jean-Pierre Léaud. Un troisième film paraît: baisers volés, suivi de domicile conjugal et l'amour en fuite. Cette saga sur presque trois décennies est un véritable chef d'oeuvre du cinéma francais, intéressant sur le plan autobiographique, la mise en abîme qui s'opère dans le cadre réalisateur-acteur acteur-écrivain et le style cinématographique exquis de Truffaut! Je suis fan.

Comment définir une personne sans adjectif qualificatifs? La réponse est dans Baisers volés quand Antoine se surprend à répéter face au miroir le nom de deux femmes qu'il prétend aimer. Quelle scène époustouflante de vérité!

Et si cet Antoine, ce n'était finalement pas ce que chacun rêve un peu d'être? Autonome et débrouillard, aimant et aimé, quelque part facile à vivre et trouvant une solution à tous les problèmes, parfois sans vraiment les cerner, sans vraiment savoir ce qu'il veut, vivant sur ses envies du moment. Toutefois, il trouve la patience et l'énergie pour écrire. Il s'en sort financièrement et semble s'accomplir.

Paris. L'espace joue un rôle important dans ses films. Truffaut a sa facon de filmer Paris. Il joue sur les facettes de la ville, les quartiers, le métro, les balcons, les bistrots. Filmés ailleurs, une toute autre atmosphère se dégagerait des films...

Sunday, April 18, 2010

Une vie de magazine...

Vous est-il déjà arrivé de penser que vous meniez une vie de magazine? Mes deux dernières semaines se résument à la lecture de magazines de déco et du Figaro Madame, d'autres lectures comme Simone par exemple m'étant encore difficiles, non pas par manque d'intérêt, mais parce qu'un picotis ou une douleur musculaire ou nerveuse vient toujours s'immiscer entre deux mots. Le magazine, basé bien plus sur l'image, m'est alors plus agréable. Je sais maintenant que la nouvelle pub du Caron pour femme n'est pas du tout réussie. Je connais la mode homme préconisée par le Figaro, mettant à l'honneur cette année le short et la barbe: le poil revient en force pour cet été. Le conseil détox d'une actrice british est de boire une cuillère d'huile d'olive avant de dormir... et la cerise sur le gâteau: la rubrique people de Stéphane Bern, où l'on voit princesses, barons et Karl Lagerfeld en déshabillés aux mille et une couleurs se pavaner grassement. La vie de magazine, c'est vraiment chouette. J'adore la déco de la cuisine très an yeah, un peu "out" comme ils l'écrivent eux-mêmes et pourtant tellement "in" sur le revers.
Pour accompagner la vie de magazine, il y a un chocolatier lyonnais dont on devient tellement accroc qu'on croirait à une religion: le dufouisme. "Au nom dufoux." "Ramène." Et c'est une sorte d'ostie en chocolat à paillettes glamour-or que vous attrapez en bouche, avec ganache fondante. Ne colle pas au palais. Figaro Madame? Oui. Déco? Oui, oui! La vie de magazine, c'est savoir dire ce oui enfantin que l'on retrouve chez les enfants dans le film "un homme et une femme" de Lelouch.

Les terrasses du Printemps

Lyon. Deuxième ou troisième ville de France, de nombreuses terrasses et deux fleuves. C'est le décor pour ce Printemps si précipité. Derrière la rue de la Ré, pas loin de l'hôpital et d'une brasserie réputée, entre une pizzeria et un bar gay friendly, une terrasse ensoleillée. Ici s'affalent les Lyonnaises et les Lyonnais, bimbos, chics, parfumés. On navigue entre les genres et les styles, tous plus honorables les uns que les autres. Les arbres libèrent les premiers bourgeons et les bourgeons leurs premières fleurs. Comme un été prématuré, quelque part inespéré, on se laisse aller à la romance ambiante et se surprend à rêver. Salade légère ou pizza? Le serveur vous tirera de votre rêverie fine et vous répondrez: les deux. Vous ne serez pas décu! Les salades sont copieuses et variées et les pizzas ont une pâte fine comme le sable sur les dunes et sont amoureusement garnies. Retombons nous alors dans le coquillage et crustacés? Tout cela est dénué de sens.

Sur les berges du Rhône, on vit paisiblement. Certains sont assis en terrasse, discutent en famille, entre amis. D'autres sont allongés dans l'herbe et prennent un bain de soleil. Assis sur un muret à l'ombre du platane aux feuilles naissantes, humant le souffle délicat du mistral, on se surprend à fredonner "entre les deux mon coeur balance".

Thursday, April 15, 2010

les planches glissantes

Le monde bouge, s'active, s'agite et lorsqu'on fait partie de cette activité de fourmi fonçant tout droit sans regarder, on ne remarque pas à quel point ce tralala qui tend plus vers le marasme de toute une espèce que vers son apogée est inutile et fallacieux. Et puis soudain il y a les planches glissantes. Ces planches qui à elles seules sont capables de changer le destin d'une fourmi parmi tant d'autres. Ces planches du carrousel du port de Honfleur affranchies par tant de sauts et de pas d'enfants, dévastées par les pluies normandes, vraies moussons atlantiques. Ces planches aux contours parfaits et si chaleureuses qu'elles invitent l'inconnu à gambader dessus. Ces planches toutefois sournoises qui font glisser, chuter sans finesse les badauds aux os fragiles. Ces planches, elles m'ont attrapé dans la fraîcheur de ma jeunesse, dans l'insouciance de mon adolescence tardive et j'ai chuté.
La chute d'un corps. Rapide, presque silencieuse, sans cri, sans heurt. Le corps chute et c'est tout autour le monde qui bascule. On est sonné. La tête saigne-t-elle? Je ne crois pas. On entend des voix inquiètes approcher. Non, je vais bien, voudrait-on dire, mais on peut à peine le chuchoter: la voix comme mutilée, on ne peut parler. Il est impossible de se relever. Le bras droit nage curieusement dans la manche du blouson. On commence à comprendre, à réaliser, à graver en soi les premières images d'un drame lourd de conséquences. On se fait aider, on balbutie quelques mots saugrenus, on s'en veut. Finalement rien n'y change, les faits sont là. Les pompiers arrivent et le monde s'arrête: le corps lui-même est atteint et il est inconcevable de continuer sans un passage par la case hôpital.
L'hôpital, c'est la découverte de la douleur et l'expérience de la morphine, la rencontre d'une myriade d'infirmiers et infirmières, aides soignantes et médecins au service du soulagement de la douleur et de la "réparation": nous sommes des playmobiles, avec une âme et un coeur en plus. Et ces deux éléments apportent beaucoup, il faut reconnaître!
Il y a les amis, le réconfort, les visites, les appels. Il y a tout ceux qui nous entourent et nous font du bien. Les amis, c'est une sorte de morphine, lorsqu'ils nous soulagent et apportent du bonheur entre quatre murs d'un blanc stérile.
Puis il y a la sortie, le début de guérison, la peur de tomber, d'être bousculé par la foule déchaînée, effrontée par sa bonne santé. Le repli chez soi. On voit d'en haut les gens marcher, se bousculer, accélérer, doubler, parfois trébucher. On les voit aussi se tenir par la main, s'embrasser et vivre dans l'insouciance de leur jeunesse. Ah, la jeunesse! A quand le regain d'énergie? Affaire à suivre...

Friday, March 26, 2010

Un péché mignon: la crème Catalane

Pêchée tout droit du sud méditerranéen, où poussent les meilleurs agrumes d'Europe, la crème Catalane nous fait découvrir la Catalogne par le goût de ses citrons!... Pour la recette, voyez ici la fameuse expérience réussie grâce à José Maréchal et son livre... quand vous avez des oeufs dans le frigo et ne savez qu'en faire, n'hésitez pas une seconde: la crème Catalane!
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Friday, March 19, 2010

J'ai testé: Pâques!

Ce soir, grande opération codename "tasting chocolate" avec un lapin d'or au chocolat au lait Lindt. Sur 5, je donne 4 à la qualité du chocolat. Onctueux, fond agréablement dans la bouche, on perçoit le goût de la graine de cacao du Kenya mélangé au lait des vaches alpines. L'emballage est rigolo, avec ce petit grelot pascal... pascal, pascal... et je me dis que cet adjectif est curieusement intéressant, si peu usité!... imaginez-vous en train de parler des lapins en chocolat pascaux! Ca fait bête, mais c'est chouette...
Encore plus chouette d'ailleurs, les lapins en chocolat que vend Migros en Suisse. Frey fait des lapins très bien!... et là c'est une corde sensible que je touche, un peu comme lorsque Simone raconte ses leçons de gymnastique dans les mémoires d'une jeune fille rangée. Rangée, Simone, avec tout de même des idées qui dérangent!... Les idées qui dérangent, soit, mais qui? Elles dérangent celui qui les a en tête tant qu'il les garde pour lui, puis elles dérangent les autres quand il les dit! C'est un peu ce qui lui arrive, à Simone...
Et puis il y a Truffaut. Ce grand cinéaste qui a mis en scène son enfance difficile entre sa mère sans tendresse et son beau-père. Les 400 coups... un chef d'oeuvre du cinéma français. Un film où l'on découvre Paris comme l'enfant de 15 ans le vit dans les années 50. Une éducation nationale au visage redoutable et tiré. Une part d'onirisme lorsque l'on voit la mer. La mer... magique, soyeuse, caressante. Ce jeu homonymique entre les mots et le paradoxe sulfureux qu'il laisse jaillir.
Enfin, il y a Pâques. Fête religieuse, crise de foie commerciale... on l'aurait peut-être dit en mai 68: "mange ton lapin et tais-toi!"

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Thursday, March 18, 2010

Die Welt war nie so schön für mich !

Während Anarchisten auf der Mariahilferstraße demonstrieren und bedrohliche Botschaften skandieren, während Jugendliche auf den Boden der Klosterneuburgerstraße spucken (ist es da eine neue Krankheit - schlechte Erziehung ???)... Worauf wollte ich hinaus? Ich hab den Faden verloren!


Privilegierter Moment im Café Halle, mit Schokotorte und großem Brauner?... Der Teller schaut so aus, als würde er direkt vom Habsburger Depot kommen!... Im Sisi-Teller erscheint die Welt heller und heiterer.


Während sich Menschen etwas Gutes vergönnen, während die Welt Mauern baut und zerstört, während Menschen wegen Belanglosigkeiten zusammenkrachen und streiten... baut Wien eine neue Mauer: die "Augartenspitzer Mauer"!... Blöd fühlt man sich, wenn man weiß, es gab erst vor ein paar Wochen die von der SPÖ sehr beliebte Wiener Volksbefragung. Da haben die Komplizen des Bürgermeisters unheimlich interessante Fragen gestellt. Ein offizielles Riesenschlamassel, an dem 30% der Wahlberechtigten teilgenommen hat! Die Lehre davon: die Politiker hören nur zu, was sie hören wollen. Und wenn Leute dem Bau eines Konzertsaales am Augartenspitz entgegenstehen, ist es der Stadt völlig egal, solange private Finanzierung dahinter steckt... und wer es wagt, sich anzunähern, steckt sich gleich in den Hintern einen Stachel!... Ja, meine Damen und Herren, oberhalb der Wand des Augartenspitzes in der Castellezgasse ist ein Stacheldraht montiert worden! Die Baustelle wird rund um die Uhr bewacht...! Ein Niemandsland... eine zu wahre Darstellung politischer Missbrauche!


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Ikebana ?

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Sunday, March 14, 2010

La bonne franquette

Et si c'était tout simplement le nom du futur café ?... Bien manger. Où? A la bonne franquette!

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Monday, March 01, 2010

...im Theater an der Wien...

Cantatrice

Ta lamentation s’épanche sur les violons
Et la raison, désorientée par ta voix
Vient crever sur le devant de la scène.
Dans le noir abyssal, ton cri est femme.

Tout l’univers tangue autour de moi.
Enivré par l’alcool, ta robe de satin
Devient un drap de soie fine immaculée,
Tu es divine et ton chant m’inspire !

Viennent les violons à nos oreilles
Et je sens mes tympans rêver du Printemps
La vocalise devient joie, les sentiments éclatés
On voit le bleu et le vert nous réchauffer.

Tel un bouquet de mille fleurs
L’orchestre dégage un parfum baroque !
Sortie du noir la femme fatale
Combat en vain les meurtrissures du destin.

Friday, February 26, 2010

Mars avant l'heure!

Ca y est, à peine février fini que Mars montre déjà ses rougeurs !... On voit très bien Mars en ce moment...


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Tuesday, February 23, 2010

Zum Thema Volksbefragung: Antwort der Grünen!

Sehr geehrter Herr R.!

Danke für Ihr mail.

Wir sind uns des Problems bewußt und haben bei der letzten Landtagssitzung diesbezügliche Anträge eingebracht. Am Freitag wurde im entsprechenden Ausschuß (Frauenberger) der Antrag mit genau der Begründung abgelehnt, wie er auf dem blog zu lesen ist.

Unsere juristische Meinung ist, dass die Begründung zumindest sehr fragwürdig ist.
EU-BürgerInnen sind grundsätzlich auf Gemeindeebene wahlberechtigt, siehe z.b.

http://www.help.gv.at/Content.Node/32/Seite.320330.html

In Wien sind sie es deswegen nicht, weil eine Gemeinderatswahl auch gleichzeitig eine Landtagswahl und dies nicht mehr der "kommunalen Ebene" zuzurechnen ist (auch das ist eigentlich hinterfragenswert).

Bei einer Volksbefragung wird aber sehr wohl zwischen Gemeinde- und Landesebene unterschieden. Es handelt sich um eine Volksbefragung auf Gemeindeebene. Es ist daher ein Unterschied, ob EU-BürgerInnen bei einer Volksbefragung auf (Wiener) Gemeindeebene teilnehmen würden (unsere Juristen meinen: NICHT VERFASSUNGSWIDRIG) oder bei einer Gemeinderats(=Landtags)-wahl teilnehmen (vielleicht: VERFASSUNGSWIDRIG).

Die Wiener Grünen werden sich überlegen, wie sie weiter vorgehen.

Mit freundlichen Grüßen
Ihr Dialogteam der Wiener Grünen

Wednesday, February 17, 2010

Salade parisienne au coeur de Vienne...

Voyage dans Paris au cœur de Vienne
A l’aventure, près du Canal, de la Seine
On badine sur les quais alanguis
On joue sur les pelouses à grands cris.

Près de la place centrale au café
En terrasse les commérages vont bon train
Dans la salle le petit-déjeuner embaume
L’air matinal et frais. Le pavé de ma rue

Que Simone et Jean-Paul ont descendu
Cubique et cabossé ce pavé a vécu !
Approche les Grands Boulevards et tiens-toi
Dans les rues circulaires où la fille en fourrure

L’œil pervenche et les cheveux blonds
Déambule le regard sur les ponts.
Elle écoute à Paris les violons grincer
Comme ils grincent dans le cœur des madeleines.

Harassée, déprimée, dégrisée, la peur s’enfuit
Il neige dans les cœurs comme il neige sur Vienne
Divagant sur le Pont de celle que je crois Seine
J’admire ce Wiener Pont des Arts qui ne tienne !

Que l’on puise dans ses ressources imaginatives
Que rosisse tout ce qu’on touche du regard
Paris restera Paris quoiqu’il advienne
Et Vienne, sous la butte dorée, de Paris la fidèle.


Friday, February 12, 2010

Was Europa da zu sagen hat...

Hallo,
In Wien findet derzeit eine Volksbefragung statt, und EU-Bürger dürfen nicht mitbestimmen.
Ich finde es unfair, dass Ausländer überhaupt keine Stimmberechtigung da haben, wenn es um die Stadt Wien geht. Ich wohne seit dreieinhalb Jahren hier und zahle auch Steuer. Meine Meinung möchte ich auch geben können.
Unten finden Sie die Antwort, die ich von der Stadt Wien bekommen habe. Ist in Europa die Teilnahme zu lokalen Wahlen bzw. Befragungen für EU-Bürger nicht vorhanden?

Vielen Dank im Voraus für Ihre Antwort.
Mit freundlichen Grüßen, AR


Sehr geehrter Herr R.,
wir bestätigen den Erhalt Ihrer Nachricht. In Antwort auf Ihr Schreiben möchten wir Ihnen folgendes mitteilen:
In Antwort auf Ihr Schreiben möchten wir Ihnen mitteilen, dass das Recht, bei Volksbefragungen teilzunehmen, nicht auf europäischer Ebene regelt ist. Wir möchten Ihnen daher bestätigen, dass die von Ihnen aufgeworfene Frage unter nationale Gesetzgebung fällt.
Ebenfalls könnten für Sie die folgenden Informationen von Interesse sein:
Unionsbürger haben das passive Wahlrecht bei den Kommunalwahlen in ihrem Wohnsitzmitgliedstaat unter denselben Bedingungen wie die Staatsangehörigen dieses Landes. Der wichtigste Grundsatz ist die Pflicht zur Gleichbehandlung von Unionsbürgern, die in einem anderen EU-Mitgliedstaat leben, und Staatsangehörigen des Wohnsitzlandes.

Weitere Informationen zum aktiven und passiven Wahlrecht finden Sie auf den Seiten „Europa für Sie“ unter folgender URL:
http://ec.europa.eu/youreurope/nav/de/citizens/living/election-rights/local-elections/index_de.html

Weiterführende Informationen finden Sie zudem auf den Seiten der Generaldirektion Freiheit, Sicherheit und Recht der Europäischen Kommission unter folgender URL:
http://ec.europa.eu/justice_home/fsj/citizenship/political/fsj_citizenship_vote_de.htm

(...)
Wir hoffen Ihnen damit weitergeholfen zu haben.
EUROPE DIRECT Kontaktzentrum
www.europa.eu - Ihr direkter Weg zur EU!

Thursday, February 11, 2010

Wien will's NICHT wissen !

Grüß Gott,

Ich finde es schade, dass ich als Wiener und Steuerzahler nicht abstimmen darf. Ich bin zwar nichtösterreichischer EU-Bürger, wohne aber seit mehr als dreieinhalb Jahren in Wien. Es ist ja meiner Meinung nach legitim, dass ich mitbestimmen darf!
Zu den 5 ausgesuchten Themen habe ich natürlich eine Meinung. Warum zählt sie dann nicht, nur weil ich kein Österreicher bin? Warum bekomme ich die Wien-Zeitung, wo es groß geschrieben steht "Wien will's wissen", wenn Wien's nicht wissen will?

Danke für Ihre Antwort.
MfG, AR


Sehr geehrter Herr R.,
Volksbefragungen sind Instrumente direkt demokratischer Willensbildung und sind in der österreichischen Bundesverfassung verankert. Artikel 49b Absatz 1 des Bundes-Verfassungsgesetzes sieht eine Volksbefragung über Angelegenheiten von grundsätzlicher und gesamtösterreichischer Bedeutung vor, zu deren Regelung die Bundesgesetzgebung zuständig ist. Eine Volksbefragung hat dann stattzufinden, sofern der Nationalrat dies auf Grund eines Antrages seiner Mitglieder oder der Bundesregierung nach Vorberatung im Hauptausschuss beschließt. Wahlen sowie Angelegenheiten, über die ein Gericht oder eine Verwaltungsbehörde zu entscheiden hat, können nicht Gegenstand einer Volksbefragung sein.
Nach Artikel 49b Absatz 3 des Bundes-Verfassungsgesetzes ist bei Volksbefragungen stimmberechtigt, wer am Befragungstag das Wahlrecht zum Nationalrat besitzt.
Für die Gemeinde sieht das Bundes-Verfassungsgesetz in Artikel 117 Absatz 8 vor, dass in Angelegenheiten des eigenen Wirkungsbereichs der Gemeinde der Landesgesetzgeber die unmittelbare Teilnahme und Mitwirkung der zum Gemeinderat Wahlberechtigten vorsehen kann.
Die österreichische Bundesverfassung sieht in Artikel 117 Absatz 2 als Voraussetzung für das Wahlrecht zum Gemeinderat aller österreichischen Gemeinden die österreichische Staasbürgerschaft vor. Damit ist diese gemäß Artikel 117 Absatz 8 der österreichischen Bundesverfassung aber auch Voraussetzung für die Teilnahme an einer Volksbefragung in Angelegenheiten des eigenen Wirkungsbereichs der Gemeinde.
Zum Gemeinderat in Wien wahlberechtigt sind alle Frauen und Männer, die am Wahltag das 16. Lebensjahr vollendet haben und am Stichtag die österreichische Staatsbürgerschaft besitzen, vom Wahlrecht (z.B. auf Grund einer gerichtlichen Verurteilung) nicht ausgeschlossen sind und im Gemeindegebiet von Wien ihren Hauptwohnsitz haben (§ 16 Absatz 1 der Wiener Gemeindewahlordnung).
In Wien hat der Gemeinderat nach Artikel 108 des Bundes-Verfassungsgesetzes auch die Funktion des Landtages. Dementsprechend sieht auch § 113 der Wiener Stadtverfassung vor, dass der Gemeinderat der Stadt Wien auch Landtag für Wien ist. Wird daher in Wien der Gemeinderat gewählt, so erfolgt damit gleichzeitig auch die Wahl zum Wiener Landtag. EU-Bürgerinnen und EU-Bürger, die die österreichische Staatsbürgerschaft nicht besitzen, sind daher wegen der Identität von Wiener Gemeinderat und Wiener Landtag verfassungsrechtlich nicht berechtigt, an der Gemeinderatswahl in Wien teilzunehmen (sondern sind diese Bürgerinnen und Bürger nach § 16 Absatz 2 der Wiener Gemeindewahlordnung nur zur Teilnahme an den Bezirksvertretungswahlen berechtigt). Diese innerösterreichische Rechtslage deckt sich auch mit Artikel 2 Absatz 1 Buchstabe a) der Richtlinie 94/80/EG und Artikel 1 der Richtlinie 96/30/EG.
Da - wie oben dargestellt - die österreichische Bundesverfassung in Artikel 117 Absatz 8 regelt, dass der Landesgesetzgeber die unmittelbare Teilnahme und Mitwirkung in Angelegenheiten des eigenen Wirkungsbereiches nur jener Personen vorsehen kann, die zum Gemeinderat wahlberechtigt sind, stehen einer landesgesetzlichen Regelung, wonach nicht-österreichische EU-Bürgerinnen und EU-Bürger an einer Volksbefragung in den Angelegenheiten des eigenen Wirkungsbereiches der Gemeinde teilnehmen können, bundesverfassungsgesetzliche Grenzen entgegen, die von den Bundesländern und daher auch vom Land Wien nicht verletzt werden dürfen.
Eine landesgesetzliche Regelung, mit welcher auch nicht-österreichischen EU-Bürgerinnen und EU-Bürgern ein Recht auf Teilnahme an einer Volksbefragung in Angelegenheiten des eigenen Wirkungsbereichs der Gemeinde eingeräumt würde, wäre daher verfassungswidrig.
Wir versichern Ihnen, dass die Wiener Stadtregierung in der Vergangenheit bereits zahlreiche politische Anregungen und Initiativen unternommen hat, um Wienerinnen und Wienern mit nicht-österreichischer Staatsbürgerschaft die demokratische Teilnahme an der politischen Gestaltung ihres Umfeldes zu ermöglichen.
Der Wiener Landtag hat in seiner Sitzung vom 13.12.2002 eine Änderung der Wiener Stadtverfassung und der Wiener Gemeindewahlordnung 1996 betreffend die Einräumung des aktiven und passiven Wahlrechts für Migrantinnen und Migranten aus dem Nicht-EU-Raum zu den Wiener Bezirksvertretungen unter der Voraussetzung eines ununterbrochenen Aufenthaltes mit Hauptwohnsitz in Wien von mindestens fünf Jahren beschlossen.
Am 15.9.2003 begehrten die ÖVP- und FPÖ-Abgeordneten des Wiener Landtages die Aufhebung des AusländerInnen-Wahlrechts zu den Wiener Bezirksvertretungen beim Verfassungsgerichtshof. Der Verfassungsgerichtshof hob mit Erkenntnis vom 30.6.2004, G218/03, das Wahlrecht für Nicht-EU-AusländerInnen zu den Wiener Bezirksvertretungen mit der Begründung auf, dass Artikel 1 des Bundes-Verfassungsgesetzes und der dort verwendete Begriff "Volk" ein Wahlrecht zu allgemeinen Vertretungskörpern ausschließlich österreichischen Staatsbürgerinnen und Staatsbürgern vorbehalte.
Die Wiener Stadtregierung hat seither mehrere Initiativen zur Änderung der Bundesverfassung zum Zweck der Ermöglichung der demokratiepolitischen Partizipation von Ausländerinnen und Ausländern auf kommunaler Ebene unternommen. Bedauerlicher Weise ist bisher die für eine Änderung der Bundesverfassung erforderliche Zweidrittelmehrheit im Nationalrat nicht zustande gekommen.
Wir bedauern, Ihnen mangels bundesverfassungsgesetzlicher Grundlagen keine andere Mitteilung machen zu können.
Mit freundlichen Grüßen
Ihr Team von Wien will's wissen

Tuesday, January 26, 2010

Les sales airs des grands patrons...

Ce soir, une émission avec le Président de la République était diffusée sur la première chaîne française. Je n'ai pu en voir que les passages mis en ligne... et je dois avouer que les 7 minutes passées à regarder mon président parler sont plus choquantes que de manger un camembert entier devant un film de Lelouch. Il était question des rémunérations mirobolantes des grands patrons. Sarkozy a soutenu le fait que le nouveau CEO d'EDF touche plus de 140 fois le salaire des simples employés. Il a justifié ces incommensurables rémunérations par la qualité et l'expérience de ces magiciens du management, par la comparaison du secteur public au secteur privé. Qu'il fasse des simagrées avec son argent, cela ne me dérange pas. Malheureusement ici c'est avec notre argent que ces gens-là font les cons!
Parlons avec les termes utilisés par ces leaders de la condition humaine: les marques de champagne.
J'ai laissé vagabonder mon corps le week-end dernier autour du rayon champagne d'un supermarché. Ma première constatation a été de voir que les champagnes ne sont pas si chers. On passe de 18-20€ premier prix à 80€ les bouteilles de renoms: Pommery, Moët-Chandon, Cordon Rouge, Veuve Cliquot, Canard Duchêne, Henri Mandois, Veuve Henri de Verlaine... de quoi s'en râcler les amygdales. J'ai goûté un des champagnes les moins chers: son goût duveteux a emballé mon palais. Sans doute le champagne le plus cher a-t-il joui d'un cépage plus ensoleillé, certes. Le goût de mon champagne n'en a pour le moins pas été altéré.
Mais revenons à nos moutons. Comment peut-on se surprendre à penser que certains leaders soient d'une qualité et d'une expérience si exceptionnelles qu'ils desservent une rémunération 140 fois plus élevée que leurs salariés? En termes champenois, cela devient grotesque: une cuvée ne peut pas être appréciée au point de valoir 10000€ la dégustation! Cela n'a plus de valeur marchande, on rentre dans l'ésotérisme le plus complet! Cela devient tellement irréel qu'on en perd la notion des sommes et ne pense pas à s'insurger. Réfléchissez un peu en dehors du cadre dressé par Sarkozy: parmi les 60 millions de Français, n'y a-t-il pas deux cons au moins aussi bon qu'Henri Proglio pour diriger la grande entreprise publique qu'est EDF? C'est cela la vraie question. Aucun doute que ce grand homme, déjà par sa taille - le reste, faut voir - a des talents de leadership et une vision de l'industrie hors du commun. Cela n'est cependant pas un argument suffisant pour une paie tout autant hors du commun. Mettez les pieds à terre! Cet homme a les mêmes besoins que tous les autres hommes... et quelques envies en plus. En gagnant 20 à 30 fois plus qu'un simple salarié EDF, il aurait déjà de quoi s'enivrer au Dom Perignon jusqu'à en oublier d'aller travailler. Que demande le peuple si ce n'est un peu plus de... frugalité?!!

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Sunday, January 17, 2010

Ah! La chansonnette...

Laissons pousser la chansonnette qui réchauffe, réunit, et rappelle les couleurs du printemps!




Saturday, January 16, 2010

La Bohème...

...In der Volksoper heute Abend. Eine echt nette und biedere Aufführung: das Bühnenbild war ziemlich schön, die Sänger waren gut, und was mich am Liebsten gefallen hat, ist die Szene auf der Pariser Straße. Viele Statisten auf der Bühne, Kinder laufen überall mit Schal und Kappe (sehr französisch!), die Soldaten kommen mit Trompeten und Trommeln... also sehr schön, lebendig, heiter und voller Freude. Ein Vorhang ist dazu eingebaut, auf dem Ausschnitte der tragischen Geschichte geschrieben sind... lustigerweise auf Französisch!



Wenn man sich nach der Oper auf die Straße traut, kommt man mit der Bim in die innere Stadt. Da ist es "echt koid, oida"! Und was total Lässiges ist der Judenplatz by night. Gedämpfte Beleuchtung, altes Pflaster, das vielleicht noch von FJ für seine sanfte Textur ausgewählt wurde, verschneite Satteldächer, Verwaltungs- und Verfassungsgerichtshöfe gleich am Platz, Rechnungshof, die Statue von Lessing gegenüber des imposanten Denkmals an die Juden... Hier fühlt man sich in einem wichtigen Ort, an einer kulturellen Kreuzung zwischen Osten und Westen. Viele Leute, Gedanken und Affären haben sich da abgespielt, viele würzige Gerüche haben hier in der Luft geschwebt. Allerdings fühlt man sich wie neu auf die Welt kommen! Es ist schon ein Wahnsinn, was innerhalb weniger Stunden abgehen kann. Es ist genau so, als wäre ich in einer Buchhandlung beim Stöbern. Da verliert man den Kontakt zur Erde, die Wahrnehmung der Zeit verdreht sich. Man ist nur von einer Sache sicher: man lebt und das macht Spaß.

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Tuesday, January 12, 2010

Echt woar?

Des wundert mi scho zu sehn, des ma so a schlecht a Ruf ham, wi da Franzusen!


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Wednesday, January 06, 2010

Les crèmes brûlées !

Mmmmh! Les bonnes crèmes brûlées. Mes premières crèmes brûlées. La recette est tout droit sortie du fameux livre de recettes de José Maréchal...


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Verschneites Wien

In Wien hat es geschneit. Die Stadt ist mit 10 cm Pulverschnee bedeckt... ein fröhliches verschneites neues Jahr 2010 an alle fleißigen Leser und Leserinnen meines Blogs!

Tuesday, December 29, 2009

Wednesday, December 23, 2009

Au paradis des papilles...

Quand on arrive aux Halles de Lyon, les mots "gastronomie" et "cuisine" prennent tout leur sens: on entre pour ainsi dire au royaume de la gastronomie française. L'ambiance y est comme des fourmis dans une ruche. Tout le monde s'affaire, déambule, travaille. Bahadourian vous reçoit à l'entrée sud pour une note exotique et orientale.
Les samoussas de viande, au fromage et aux légumes sont à 1,85 pièce. Puis on s'engouffre dans l'allée entre marchands de fruits et légumes et poissonniers. Rolle et son fameux saumon, derrière le comptoir un attroupement de connaisseurs. On arrive alors chez Gast, contemple les variétés de foie gras de canard et d'oie: aux truffes, aux herbes, au sauterne, au frontignan, et bien d'autres compositions originales pour le plaisir des papilles et des cellules olfactives. Saucissons secs au poivre, jésus, rosettes pendent gentiment. On s'amuse à parler aux vendeurs entre saucissons secs et pots de terrines.
En face de Gast, c'est Alain Martinet et ses nombreux fromages: le brillat savarin est à 10 euros pièce. Plus loin, Maréchal Mons propose aux connaisseurs de fromage le vin adéquat en fonction du fromage. Le Vacqueyras à 12 euros passe très bien avec du Saint-Nectaire fermier.
On bifurque ensuite sur l'allée de droite et passe devant chez Claude, le boulanger. Son étalage de pain offre entre autres du pain aux six céréales, du grand Vivarais, du nom de la région, du pain aux noix, aux raisins et aux noix, l'ancien court, le campagne, le complet, la boule meule de pierre.

Plus à gauche, c'est le pâtissier Délices des sens avec ses fameux macarons aux parfums plus fantastiques les uns que les autres: banana split, menthe et chocolat croquant, chocolat et fève de Tonka, cassis, framboise, vanille, citron, pistache, barbe à papa et tant d'autres. On ne résiste pas à tant de choix: il faut goûter! On se pose donc à l'entrée des Halles, chez Inch'ka, le restaurant lounge de Bahadourian. Décor violet branché et agréable, le serveur nous conseille un vin espagnol fruité en apéritif. Chic et distingué. A la française. Repas de mezzés libanais: superbe qualité.
Ici, au coeur de Lyon, bat la qualité. On mange et on s'émerveille. On redécouvre les goûts, la saveur des produits. On se sent vivre à travers tout ce marasme quotidien, au travers des cris des vendeurs et des commandes des passants. On réalise alors que la France, c'est cette diversité d'odeurs, de plats, de cultures et d'origines. Ce qui forme le bon goût et cette joie de vivre particulière et dynamique, c'est la mixité et l'association des arômes!... tout ça... rien que ça... aux Halles de Lyon.

Petit plaisir?

Le petit crème au TNS de Strasbourg...

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Monday, December 21, 2009

French touch? Le luxe à la française...

J'observai tous ces gens autour de moi et arrivai à la constatation suivante: ce que les Français sont élégants! Ni la mode iroquoise rasé bizarre sur les côtés ni la mode cheveux blancs sur le dessus noir dessous avec sa fameuse frange horrible n'ont traversé le Rhin pour atteindre Strasbourg. Il semble que les Français entretiennent des relations nettement plus amicales avec leur coiffeur...
La mode vestimentaire n'est pas laissée au hasard. Le Français revendique la créativité, oui, mais chic s'il vous plaît. Un peu de bon goût... On ne voit pas ici ces looks alternatifs germaniques qui se veulent si "cool" et quelque part "branché sur le revers", outre-Rhin. Autrement dit, les "out" des "out" ne font pas "in" en France. Dans la rue, c'est l'adéquation la plus parfaite, une symbiose des styles latins. Une élégance que personne ne remarque et qui me fait chanceler, tant elle me saute aux yeux maintenant.
Un tel nombre de gens semble avoir un goût raffiné! Cela fait plaisir à voir et rassure: on dit partout que la France est le pays du luxe. N'entendez pas ici: luxe inaccessible et bête. Trop longtemps j'ai pensé cela. Le luxe à la française, c'est plus un style de vie, qui va de la variété impressionnante de l'alimentation dans les marchés et supermarchés, chez les artisans, à la façon de vivre entre bonne franquette et raffinement, casual et an yeah. C'est cette French touch qui permet de discerner le raffiné du bon, l'élégant du beau, la retenue de la modestie, la qualité de la simple cherté.
Où est le comble dans l'histoire? La France serait-elle un îlot paradisiaque en Europe? Oui, c'est l'idée! Mais les Français, eux, ne le savent pas!...

Friday, December 18, 2009

La paupérisation culturelle des adolescents...

Je lisais mon livre dans le tram et peu à peu me rendis compte que ce n'était pas possible. Ce que mes yeux lisent est si différent de ce qu'entendent mes oreilles! Dans ma tête se formait une pâte verbale indigeste.

Les adolescents sont bruyants! L'adolescence que conte Marguerite est à l'opposé douce et silencieuse. Les adolescents sont vulgaires. Marguerite raconte avec tenue et doigté, de belles images. Les adolescents parlent-ils français? La grammaire se perd, on confond indicatif et conditionnel, on fait des fautes que les étrangers apprenant la langue maîtrisent.

Marguerite, l'aurais-tu deviné?

Les adolescents sont violents. Ils communiquent par la menace et la peur. Ils se bousculent, se heurtent et se tapent. Pourquoi? Le tram se transforme en jungle hostile où les cœurs palpitent.

Les adolescents sont incultes. Ils ne connaissent, discutent et se nourrissent que des dernières émissions de realTV, émissions au contenu niais, grossier et stérile. Pour reprendre le slogan allemand "du bist was du isst", je dis "tu es ce que tu sais". Niaise, grossière et stérile, c'est l'image de l'adolescence dans ce tram serpentant.

Les adolescents sont des victimes. On ne les a pas protégés de la niaiserie. On gagne de l'argent sur la niaiserie. La niaiserie est devenue un marché au sens économique du terme, qu'il est nécessaire de réguler! En globalisant les marchés, c'est aussi la niaiserie que l'on globalise.

Les adolescents sont mal éduqués. Ils ont besoin d'être vus, entendus et vécus, agissent pour cela sans valeur et sans respect.

Quel tableau! Quel gâchis les années 2000 font sur le genre humain! Si l'on souhaite animer des luttes et soulever des peuples entiers pour la paix et la prospérité sur Terre, il serait bon d'avoir des gens prédisposés à se poser des questions, à raisonner. Le grand combat du 21e siècle sera vraisemblablement la paupérisation culturelle des sociéts occidentales...

Thursday, December 17, 2009

en France...

Deux express...
Endives au jambon...

Sur le pavé strasbourgeois, on discute et on jase! Au café Stein, une dame élégante aux bottes neuves raconte ses aventures à Steph, la serveuse. Elodie prépare les commandes. Deux éclairs et deux mille-feuilles pour l'hôpital. Momo va passer les chercher. Les endives au jambon sont à 8,80 et la soupe de légumes avec croque à 8 euros. On est mercredi 16 décembre, c'est l'hiver! Demain, on est jeudi. Et la vie déferlante de pâtisseries suit son cours dans la rue du vieux marché aux poissons. Bonjour!...

Au TNS, le grand brun posé sur le canapé au fond de la salle. Un grand crème s'il vous plaît. Avc un verre d'eau? L'amant se retourne et les yeux dans les yeux avec Marguerite Duras, il se laisse aller au jeu du temps. Le vin du moment coule dans les verres à pied. Les fleurs, les fleurs d'amour, les fleurs littéraires dévoilent leurs pétales sucrés. Softly la musique inonde la pièce et les oreilles de la fille honnête. Quelle heure est-il? Quatre heures moins le quart, c'est ça? Ah, je ne sais plus lire l'heure. Donc on a le temps? Naturally. La porte grince puis claque. Entre un autre amant. Le paradis des amants, un enfer? Un éclair qui rencontre une religieuse. Il mange toujours autant? Une chose est sûre: il fume. La cigarette fait couiner la porte et crée un va-et-vient fréquent. TNS le théâtre. La scène au café, les accès aux coulisses, les nombreux comédiens, les meubles insolites et au final, le jazz. L'expérimentation sonore et spatiale.